Копривщица (KOPRIVSHTITSA)

Cette petite ville du centre de la Bulgarie recèle une histoire et une culture au moins aussi riches et longues que l’est son nom. Les raisons sont multiples qui attirent les foules vers ce petit centre isolé mais nous nous intéresserons surtout à son festival.

Koprivshtitsa, une ville

La ville fut bâtie par les populations qui fuyaient les Ottomans, alors que ces derniers envahissaient la Bulgarie au XIVe siècle. La ville culmine à 1060 m d’altitude, dans la vallée creusée par la rivière Topolka et entourée des hauts sommets de Sredna Gora. Dès sa fondation, elle devint vite un centre d’échanges commerciaux important, attirant à elle négociants comme hommes de lettres et politiciens. Sa prospérité reste gravée dans l’architecture raffinée de la ville conservée.

La petite ville a aussi marqué l’histoire au XIXe siècle car c’est de là qu’a démarré la rébellion contre l’invasion ottomane qui a mené à la libération de la Bulgarie. En 1952, Koprivshtitsa fut déclarée ville-musée, en 1971, réserve historique et en 1978, réserve architecturale nationale.

Koprivshtitsa, un festival

Le premier festival folk bulgare a eu lieu en août 1965, sur plusieurs sites, dans les alentours de Koprivshtitsa. Chanteurs, musiciens, danseurs et conteurs, tous costumés, vinrent au nombre de 4 000, de toute la Bulgarie, pour créer l’événement.

DSCN0204Depuis lors, au mois d’août, tous les cinq ans, le même festival se reproduit. Ce sont trois jours de danses et de chants bulgares qui emplissent, aux couleurs chatoyantes des costumes, les prés verdoyants de la vallée. Et depuis 1965, les festivals suivants se sont ouverts à plus de traditions, plus de pays et plus de visiteurs, dépassant bien souvent les 10 000 participants.

Ce festival de folk est une réelle fête nationale, mêlant les générations autour des traditions et des arts. Danseurs, musiciens et chanteurs bulgares et étrangers toujours plus nombreux perpétuent ainsi le folklore bulgare. Le but est autant de faire redécouvrir des danses, des coutumes et des chants anciens que de mettre en valeur des artistes encore inconnus et de rendre sa popularité au folklore, comme source permanente d’inspiration artistique.

Auteur : Estelle Pautret

DSCN0184DSCN0177DSCN0226

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s