Oncesti (19-22/12/2015)

Les Maramures forment une région située dans le nord-ouest de la Roumanie. La région est délimitée par des montagnes qui la séparent, au sud de la Transylvanie, au nord de l’Ukraine. À l’est se trouve le mont Rodna, un des plus beaux massifs de la chaîne des Carpates. Les paysages, quand ils ne sont pas recouverts de forêts, attestent d’un travail agricole doux, en succession de terrasses et de grandes prairies entretenues. Baia Mare, avec plus de 120 000 habitants, est le chef-lieu de la région. Celle-ci comprend de nombreux villages pittoresques coincés dans les deux principales vallées, la Viseu et l’Iza.

Ainsi isolée du reste du pays, cette région a développé une culture originale et toujours très vivante. Elle est en effet réputée pour la vitalité de son folklore et de ses traditions. La sculpture du bois est omniprésente ; un matériau dont la technique est typique de la région ; on le retrouve dans la fabrication des ustensiles, des plus petits aux plus grands, dans les portails imposants ou encore les fameuses églises en bois.

DSC00003Cluj-Napoca, où j’atterris, est le centre économique, culturel et universitaire de la Transylvanie. Elle comporte plus de 300 000 habitants. J’y trouve une Roumanie dans un gris assombrissant. Le ciel est blanchâtre et grisonnant. Cette ville que je ne connais pas montre des côtés assez austères avec ses bâtiments en béton mais aussi des industries, tantôt en activité, tantôt laissées à l’abandon.

Je redécouvre avec joie l’amabilité, la simplicité et la modestie du peuple roumain qui me touche tant.

Durant mon trajet de Cluj-Napoca vers Oncesti, où je vais rester trois nuits,  j’essaye, au moment même où le soleil se couche, de reconnaître quelques lieux que j’ai parcourus il y a cinq ans lors de mon premier et précédent voyage dans cette région, en période estivale. En montant vers la région montagneuse des Carpates, de la neige se montre de-ci de-là timidement. Tout le long du trajet, les chants de Noël nous accompagnent, qu’ils soient internationaux ou qu’ils soient des Colinde, chants de Noël roumains.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Je rencontre dans le bus Sorin, un homme d’une quarantaine d’années vivant à Londres, qui ne manque pas de répondre à mes questions pratiques et de là, nous continuons à échanger sur nos vies un instant. Il est toujours agréable de voyager en bonne compagnie.

Le repas, que je découvre, se fait toujours en trois temps : un apéritif avec un alcool s’il y en a, fort, appelé horinca et une assiette de charcuteries fumées, puis une soupe, ciorba varna, suivie d’un plat « principal », ce soir-là, une polenta avec de la viande et un œuf.

Le lendemain matin, au petit-déjeuner, je trouve de nouveau une assiette de charcuterie, accompagnée de fromage.

Photo 2 : Ciorba de perisoare (soupe avec des boulettes de viande et de riz, typique de Noël)

Oncesti est un petit village des Maramures, tout près de Sighetu Marmatiei.

Aujourd’hui, samedi, petit tour à la messe orthodoxe. Je me suis glissé entre les deux portes en bois de l’église, une femme m’indique d’aller devant. Je m’exécute. Les hommes devant, les femmes à l’arrière. Nombreux sont ceux qui portent l’habit traditionnel de la région dans lequel le noir domine.  Moi et mon manteau rouge, nous ne manquons pas de nous faire un peu remarquer par l’assistance…

Après la messe, je contemple tous ces costumes sortir un à un de l’église.

Puis je vais me promener dans le village pour admirer les grands portails en bois sculpté avec art et les paysages bucoliques endormis par l’hiver qui nous entourent.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dimanche, le village est un peu agité, c’est le jour d’un enterrement. Ici ce n’est pas un moment aussi triste que chez nous. Les Roumains apprécient de chanter et apprécient la compagnie des étrangers pour vivre ce moment. Accroché à la maison du défunt, l’on remarque un drapeau noir qui flotte, lequel peut rester là pendant plusieurs semaines voire une année entière. Certains hommes, tout de noir vêtus, ont épinglé à leur manche gauche un mouchoir blanc. Ce sont ceux qui s’occupent de la cérémonie.

Devant certaines maisons, en plus d’un beau portail en bois sculpté, on peut apercevoir un « arbre à pots ». Cet arbre sur lequel on accroche de la vaisselle manifeste la richesse de la famille. Si l’on remarque un pot rouge, c’est qu’il y a une fille à marier et, plus le pot rouge est haut sur l’arbre, plus la dot est élevée.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour finir la journée, je suis un cours de pâtisseries de Noël donné par Maria, mon hôte, et ses voisines.

7. DSC00023
Un métier à tisser
7. DSC00024
Barrière tressée

Auteur : Florian Karoubi

N.B. : Toutes les photos appartiennent à Cultinera et ne peuvent pas être réutilisées sans autorisation.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s