1. Italie-Slovénie

FRANCE

Mardi 3 mai, me voilà en route pour l’Italie qui est la première étape de mon voyage en voiture. Au passage, je prends deux covoitureurs dont Marie-Pierre avec qui j’ai échangé tout le long du trajet. Une personne passionnante qui travaille comme professeur et  formatrice dans les prisons. Un métier particulièrement enrichissant ! C’est avec ces premiers échanges que je me rends compte que le voyage a bel et bien commencé.

ITALIE

Torino

Arrivé en début de soirée dans la région de Torino (Turin), je fais une halte le temps d’une nuit au milieu des montages et d’une nature luxuriante pour me reposer chez un ami italien spécialiste de la danse traditionnelle. Nous passons la soirée à échanger nos points de vue sur la danse : rechercher l’essence de la danse, l’importance du mouvement, de l’authenticité et de la simplicité du pas.

1. Italie-Slovénie
Itinéraire de Padoue (Italie) à Piran (Slovénie)

Padova               

Prochaine étape, la Vénétie, et plus particulièrement Padova (Padoue). Petite ville de 3000 ans d’histoire, sympathique et avec peu de relief ce qui favorise le vélo comme moyen de transport.

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La famille italienne qui me loge me prête un vélo  pour visiter la ville et m’emmène à son cours de danse traditionnelle où ils révisent des danses françaises. Puis ils m’apprennent deux danses italiennes, l’une de Sardaigne dans laquelle je trouve des ressemblances avec les danses bretonnes et l’autre du Piémont. Un échange que j’apprécie beaucoup.

Dans la ville, j’ai été particulièrement impressionné par les couleurs des fresques de la chapelle des Scrovegni. Cette dernière a été commanditée au XIVe siècle par Enrico Scrovegni, figure très puissante de l’époque. Cette chapelle renferme un des chefs-d’œuvre de la peinture de Giotto avec un ensemble de 36 panneaux illustrant des passages de la bible.

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À l’autre bout de la ville, je découvre le Jardin botanique créé en 1545 pour la faculté de médecine et qui est le Jardin botanique universitaire le plus ancien d’Europe. Il est classé à l’UNESCO depuis 1997.

En traversant la ville, je fais plusieurs arrêts : le palais Ragione, ancien palais de justice, dans lequel on trouve un pendule de Foucault moderne. Ce palais sépare les deux places les plus importantes de la ville (Piazza delle Erbe et Piazza dei Frutti) et surplombe le plus ancien centre commercial d’Europe.

J’admire enfin la fameuse basilique Saint-Antoine. Beaucoup connaissent saint Antoine de Padoue grâce à une célèbre prière. Une petite phrase à réciter lorsque vous perdez quelque chose : « Saint Antoine de Padoue vous qui fouillez dans les petits trous rendez-nous ce qui est à nous et gardez le reste pour vous ». Encore beaucoup de choses restent à découvrir dans cette ville, mais le voyage doit continuer.

Padoue - basilique Saint Antoine de Padoue
Basilique Saint-Antoine de Padoue

Venezia

La ville de Venise et ses 1001 touristes… Cette ville flottante sur les eaux de l’Adriatique est l’une des plus connues et des plus visitées au monde. Chargée d’une histoire séculaire elle arbore, au milieu des eaux turquoise, de très vives couleurs qui nous plongent dans un décor Renaissance. Pour se déplacer dans la lagune et aller sur les îles qui entourent Venise, il suffit de prendre un Vaporetto, petit bateau à moteur assez pratique.

Nathalie me rejoint pour faire un bout de voyage avec moi. Le premier lieu que nous visitons est Murano qui est composé de cinq îles. Depuis 1295, les fours vitriers de Venise ont été transférés à Murano. Ces verreries sont réputées dans le monde entier pour leurs techniques ancestrales. Nous apprenons dans ce musée que le verre a 4000 ans d’histoire et qu’il a été découvert par hasard en Syrie. Venise a été longtemps en liaison avec les verriers du Moyen-Orient au Moyen Âge, lesquels avaient déjà des techniques avancées.

La seconde île qui attire notre attention est Burano ; composée de 5000 habitants, elle garde encore une activité de pêche et d’artisanat (dentelle et broderie) importants. La tradition de la dentelle date du XVe siècle avec son point si spécifique, le « point en l’air » qui fait sa renommée internationale. La tradition de la dentelle a été sauvée de justesse grâce à la dernière dentelière, Cencia Scarpariola. Aujourd’hui un musée et une école mettent à l’honneur et perpétuent ce savoir-faire.

Marano Lagunare

De retour sur le continent, nous visitons le village de pêcheurs de Marano Lagunare situé au milieu d’un espace naturel grandiose dont la réserve naturelle comporte des reconstitutions de cabanes avec des toits en jonc et des murs en terre appelés casoni. Cet habitat date de la préhistoire, pour autant, certains casoni sont aménagés et utilisés comme maisons secondaires aujourd’hui.

Direction un petit village italien près d’Udine et de la frontière slovène. Nous rencontrons notre hôte Andreï, un russe qui habite en Italie depuis longtemps. Il nous parle longuement de son pays d’adoption et surtout de la région autonome Frioul-Vénétie-Julienne qui se situe entre mer et montagne et est au carrefour des cultures ; slave (slovène), germanique (Habsbourg), latine (Italie). Le plus bel exemple concentré de ce métissage est la ville de Trieste. Notre hôte nous conseille plusieurs lieux à visiter pour le lendemain notamment Premariacco, pour le torrent azur qui le traverse et Cividale del Friuli, une petite ville médiévale lombarde qui fut construite par Jules César lui-même, que nous ajoutons à notre itinéraire.

Cividale (Italie)
Cividale del Friuli

Andreï nous apprend notamment que certains agriculteurs certifiés indiquent par une branche de laurier, de lierre ou autre la vente de leurs produits (vin, charcuterie…) sur le devant de leur maison. Cela s’appelle Frasca (en italien) ou Osmizza (en slovène). Cette tradition découle d’un décret de Marie-Thérèse d’Autriche de 1718, autorisant les paysans de Karst à vendre leurs productions alimentaires pendant une période de huit jours (Osem en Slovène).

SLOVÉNIE

Kobarid

Nous gagnons ensuite la Slovénie où nous ne manquons pas de nous arrêter à Kobarid qui a une tradition de fabrication de fromage depuis plusieurs siècles. La fromagerie Planika possède un petit musée du fromage alpin où nous apprenons  l’histoire et la fabrication du fromage de la montagne de Tolminc.

Nous reprenons la route le long de la Soca, rivière d’une couleur émeraude étonnante que bordent de nombreux villages au sommet de montagnes verdoyantes.

ITALIE

Trieste

Nous arrivons finalement en fin de journée à Trieste, la grande ville aux trois cultures ; fut un temps un passage obligé entre l’Europe centrale et le Moyen-Orient. Trieste est une ville au bord de l’Adriatique, à la croisée des chemins et des cultures, regroupant les édifices religieux de toutes les communautés présentes tels que l’église orthodoxe serbe, l’église gréco-orthodoxe, la synagogue et les églises catholiques. La ville est traversée par son petit tramway bleu d’antan sillonnant les rues dans ce brassage culturel.

Le côté austère des hauts bâtiments massifs de l’époque des Habsbourg (Autriche) qui s’oppose tant à la légèreté de Venise est contrebalancé par les restes du Ghetto et ses ruelles étroites aux maisons colorées. C’est dans ce mélange que Trieste renferme une partie de son charme.

SLOVENIE

Lipica

Deuxième incursion en Slovénie cette fois-ci sous la pluie. Premier arrêt à Lipica dans le Haras national, l’un des plus anciens au monde et réputé pour l’élevage de ses chevaux endurants à robe blanche ; de race Lipizzan. Il descend du cheval andalou et aujourd’hui il en existe 3000 à travers le monde. Ce cheval naît de couleur gris ou marron et ce n’est qu’après ses 7-8 ans qu’il devient blanc.

Koper

Nous  poursuivons notre route vers la côte slovène qui se découpe sur seulement 47 kilomètres entre l’Italie et la Croatie, où deux lieux attirent notre attention. Le premier, Koper est un très grand port de containers qui cherche à rivaliser avec Trieste mais qui garde malgré tout un certain charme grâce à son centre historique dont les pierres des maisons sont couleur sable.

Piran

Le second, Piran, une presqu’île en forme de pointe, surmontée d’un château. Ici les langues italiennes et slovènes sont à égalité. Piran viendrait du grec, « Pyr » qui signifie feu, car il permettait aux bateaux de se repérer.

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Auteur : Florian Karoubi

N.B: les photographies sont la propriété de Cultinera et toute reproduction est interdite sans autorisation préalable.

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