5. Grèce

GRÈCE

Carte Grèce

Kastoria

Arrivée dans la petite ville agréable de Florina. De cette ville, je pars à la découverte de Kastoria, une ville au bord d’un paisible lac. L’artisanat contemporain se révèle discrètement sur les façades des maisons…

Kastoria est parsemée de petites églises byzantines et post byzantines à tous les coins de rue.

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Nymfaio

Je vais dans les hauteurs pour y découvrir un village valaque, Nymfaio. Connu comme l’un des plus beaux villages d’Europe, son harmonie est due à la pierre grise de ses monuments, lovés dans un écrin de forêt. Les Valaques sont un peuple indo-européen installé dans la péninsule des Balkans (Grèce, Albanie, Serbie, Macédoine) lors de l’Empire romain sous lequel ils furent romanisés. Pour cela, on les appelle aussi les Aroumains.

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Thessaloniki

La grande Thessaloniki, capitale de la Macédoine grecque et deuxième ville du pays, a pris le nom de la femme du roi Cassandre, la demi-sœur d’Alexandre le Grand au IVe siècle. Lieu de multiples sièges et d’invasions, elle a parfois été très endommagée. La ville s’épanouit au bord de la mer Égée le long de laquelle les promeneurs viennent flâner entre pierre et mer, sur sa célèbre promenade maritime, la plus grande de la mer Méditerranée.

Je n’ai malheureusement pas eu la chance de visiter la ville autant que je l’aurais voulu pour y découvrir tous ses soubassements, comme dans beaucoup d’autres endroits d’ailleurs… Cependant, j’ai eu l’opportunité de rencontrer plusieurs Grecs qui ont bien voulu m’épauler et m’informer.

Avec Anastasia, professeur de français au collège-lycée, et sa famille qui m’a hébergée, j’ai partagé, tout simplement, des moments de leur vie. Nous avons pu échanger nos points de vue sur nos deux cultures et parler de la Philoxenia, c’est-à-dire de l’accueil des étrangers, littéralement l’« amour des étrangers » ; en fait la tradition ancienne de l’hospitalité dans la région.

J’ai parcouru la ville à pied avec Georgia qui m’a montré les principaux monuments et m’a fait rencontrer son professeur de danse grecque, Dimos Prantsidis, réputé dans le pays. Il vient du nord de la Thrace (Anatolini Pomilia), Kavakli (Topolovgrad).

J’ai vécu un moment extraordinaire en leur compagnie et je les en remercie tous. Notamment, lors du dernier cours de danse de l’année de Dimos auquel j’ai pu participer. Quelle joie de pouvoir partager quelques pas de danse de  Thrace ! Bien que nous ne partagions pas de langue commune, ils ont été nombreux à essayer d’entrer en contact avec moi.

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Xanthi

Capitale de la Thrace grecque, Xanthi est véritablement une ville multiethnique. Je dirais même plus supra-ethnique au vu du nombre d’ethnies différentes pour un si petit ensemble urbain de 25 000 âmes (Grec, Pomak, Nomades, Arméniens, Turcs, Bulgares, anciennement des Juifs avant leur extermination pendant la Seconde Guerre mondiale, etc.).

Je visite le musée ethnographique sous les explications avisées du directeur qui me conseille d’aller voir certains villages pomaques. Le musée se situe dans l’ancienne maison d’un riche négociant de tabac. Ce produit a fait la richesse de la ville au XIXe siècle sous la domination de l’Empire ottoman.

Puis direction la Maison de l’ombre où Triantafyllos Vaitsis réalise des sculptures contemporaines à partir de matériaux de récupération. Certaines sculptures ont une double ombre en fonction de l’inclinaison de la lumière.

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La région des Pomaques

Je pars faire un tour dans les prémices de la montagne, à la rencontre des Pomaques, un peuple « sans histoire » un peu particulier qui symbolise bien l’histoire de cette région. Les Pomaques parlent un dialecte qui se rapproche du bulgare, ils sont musulmans et vivent en Grèce – pour ceux que j’ai visités. Sinon on les trouve majoritairement en Bulgarie. Ils parlent en général trois langues : le dialecte bulgare, le turc et le grec. On en trouve beaucoup aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Ils forment un peuple réservé, mais très amical.

J’ai voulu aller voir les machines qui utilisent la force du courant de la rivière pour activer leurs mécanismes ancestraux mais, surpris par un orage de grêle d’une force inouïe, j’ai préféré rester à discuter avec quelques compagnons de route pomaques. Le seul qui parle anglais m’explique un peu leur vie dans le village et les différences qu’ils ont avec les Grecs. Peuple des montagnes, il cultive traditionnellement le tabac.

On me conseille d’aller dans le village de Miki car seul à cet endroit les femmes portent encore quotidiennement le costume traditionnel. Effectivement, quelques vieilles femmes le portent encore, mais préfèrent rester discrètes. Une famille m’ouvre cependant ses portes car la fille aînée était en train d’œuvrer à du tricot et de la dentelle. Elle me montre leurs ouvrages et est curieuse de ce que je fais. Avant de repartir nous échangeons une partie de baby foot, le petit frère de 11 ans et moi d’un côté, les deux sœurs plus âgées en face. Qui a gagné ? La joie et la bonne humeur bien sûr !

Sur le chemin du retour, un spectacle de danse folklorique grecque se présente à moi. Y sont représentées les régions de Macédoine (grecque) et de Thrace puisque Xanthi se situe entre les deux.

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Auteur : Florian Karoubi

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N.B: les photographies sont la propriété de Cultinera et toute reproduction est interdite sans autorisation préalable.

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