7. Bulgarie

Après la Turquie, nous voilà partis directement pour les montagnes des Rhodopes, parsemées de forêts et de vallées escarpées dans le sud de la Bulgarie. L’État bulgare fut fondé au VIIe siècle par les proto Bulgares, un peuple turc venu d’Asie qui s’est allié aux tribus slaves déjà présentes sur le territoire. La mixité existe donc dès le début de l’histoire de l’État.

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Smolyan

Smolyan est l’une des plus grosses villes de la région, nous y trouvons le Musée d’histoire, fort intéressant, dans un bâtiment communiste surplombant la ville. Dans l’une des galeries ethnographiques les plus intéressantes du pays, nous trouvons présentés la plupart des rites et des pratiques de la vie locale traditionnelle comme le mariage, le carnaval, les fêtes des solstices, métiers ancestraux…

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Villages des Rhodopes

Les villages de Chiroka laka et de Gela sont restés authentiques au fil des siècles et on y trouve beaucoup de folklore. Le premier est un village pittoresque typique, considéré par beaucoup comme le plus beau village des Rhodopes.

Gela accueille un festival de gaida, cornemuse bulgare, tous les ans en août. Il est le lieu de naissance d’Orphée (fils du roi de Thrace). En effet, selon la légende, Orphée serait né dans ces montagnes escarpées du fin fond de la Bulgarie, à proximité de la frontière grecque, au XIIIe siècle avant notre ère.

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Après cette escapade montagnarde, nous traversons la Bulgarie en direction du nord par une belle journée printanière. Nous découvrons une belle nature en passant des montagnes des Rhodopes aux plaines de la Thrace. Par des routes revêtues de petits pavés, nous rejoignons la fameuse vallée des roses. Dans cette vallée, l’on produit 85% de l’huile de rose mondiale.

En route, nous faisons la rencontre inattendue de Bulgares d’ethnie turque en vêtement traditionnel en train de récolter de la camomille dans les champs. En même temps que la cueillette, les femmes écoutent de la musique traditionnelle. Attiré par la musique, j’entre dans le champ et je me mets à danser avec elles et à échanger de simples sourires.

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Kazanlak

Chef-lieu de la vallée des roses, Kazanlak reçoit chaque année depuis plus d’un siècle, au moment de la cueillette des roses entre fin mai début juin, son festival de la rose. C’est aussi le moment de célébrer en chanson et en danse la venue de l’été. Les cueilleurs de roses, en costume traditionnel, montrent aux touristes comment ramasser ce délicat produit si couru dans le monde entier. À la fin du festival, la reine des roses est élue lors d’une compétition entre filles de la région. Le musée de la Rose au centre-ville nous explique tout le processus élaboré depuis plusieurs siècles pour obtenir l’élixir tant recherché.

Dans la ville, on trouve par ailleurs un tombeau de souverains thraces du IIIe siècle av. J.-C., découvert pendant la Seconde Guerre mondiale, au moment de creuser une tranchée dans le sol. Il est classé à l’UNESCO depuis 1983. Nous entrons dans la réplique à l’identique, construite pour ne pas altérer la tombe originale. C’est un véritable chef-d’œuvre de fresques aux couleurs basiques : noir, jaune, bleu et rouge recouvrant les murs, représentant des scènes de batailles et de vie des souverains. L’ensemble architectural est composé d’une antichambre assez étroite qui mène à la pièce funéraire recouverte d’une coupole peinte.

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Puis retour dans les montagnes appelées Stara Planina, Le Grand Balkan, avec des forêts de charmes absolument splendides qui nous laissent pantois face à la beauté et au côté mystérieux qu’elles dégagent. Les arbres immenses, qui laissent passer une belle lumière dorée au travers de leur feuillage, ont aussi pour nom gabar « le charme » qui donne son nom à la région et à la ville principale – Gabrovo.

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Etara est le seul musée en plein air de la Bulgarie. Il présente un habitat traditionnel et l’architecture de la Renaissance bulgare datée du XVIIIe au XIXe siècle. Nous avons pu découvrir plus d’une cinquantaine de maisons, d’ateliers d’artisanat et d’installations hydroélectriques.

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Tryavna

On y trouve de très belles demeures de familles de la Renaissance bulgare datant du début du XIXe siècle. Cette ville était un centre de sculpture sur bois et d’icônes.

Cette architecture est aussi présente dans un petit village-musée du nom de Bozhentsi au fond d’une vallée bucolique qui nous y amène par une petite route bordée de forêts d’acacias.

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Gabrovo

Au chef-lieu de la région, nous rencontrons Lachezar Zahariev, professeur et chorégraphe de danse bulgare que j’interroge sur sa pratique. Il a commencé la danse à 7 ans dans un groupe de la ville de Gabrovo puis passionné, il est allé étudier au conservatoire de Sofia puis à l’académie de Plovdiv. À 63 ans, il ne veut pas arrêter sa passion en dépit de quelques douleurs naissantes aux articulations. Il est obligatoire pour tous les chorégraphes d’apprendre les danses de toutes les régions du pays. Il y a 40 ans, il a créé un groupe du nom de Gabroche qui compte aujourd’hui 180 membres, dont un orchestre, un chœur de femmes et trois niveaux de danseurs en fonction de leur âge. En Bulgarie, les jeunes dansent toujours les danses traditionnelles.

Lachezar nous apprend que du point de vue de la danse, la Bulgarie se compose de sept régions principales dont il connait les danses spécifiques de chacune. Sa région favorite est celle de Sofia car il y a beaucoup travaillé et y a fait du collectage. Pour lui, la danse Rachenitsa unit les Bulgares en danse. Il donne des cours de danse bulgare à l’étranger et depuis 1984 en France. Il est ouvert aux échanges et lors de ses déplacements, il a appris quelques danses françaises et même portugaises en France.

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Sofia

Suite à cela, nous nous dirigeons vers Sofia où José va prendre son avion et me quitter. Pour les quelques heures que nous avons passées dans la capitale qui porte ce titre depuis 1878, après la guerre russo-turque, nous nous sommes concentrés sur un petit périmètre au centre de Sofia où l’on trouve réunis les temples des quatre communautés religieuses les plus importantes du pays : orthodoxe (église russe Saint-Nicolas), catholique, juif et musulman. La fameuse basilique Sainte-Sophie est le symbole de la ville, construite en l’honneur d’Alexandre Nevsky qui a aidé les Bulgares à repousser les ottomans. On y trouve aussi le Théâtre national Ivan Vazov avec lequel nous terminons notre découverte de ce pays.

Auteur : Florian Karoubi

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N.B: les photographies sont la propriété de Cultinera et toute reproduction est interdite sans autorisation préalable.

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