À propos de mes activités en Biélorussie…

Je travaille pour la Fédération Nationale des clubs UNESCO de Biélorussie qui fédère les 56 clubs du pays, 1 000 à 2 000 personnes y œuvrent de près ou de loin, la majorité est volontaire. Les activités bénéficient à plus de 30 000 personnes par an, ce qui fait la fierté de Dzmitry, mon chef, le Président de la Fédération.

À Minsk, une petite équipe d’une dizaine de personnes se trouve à travailler dans une pièce, soutenue par quelques jeunes volontaires du pays. Avec certains de mes collègues, les échanges en anglais ne sont pas évidents alors nous échangeons des regards et des sourires. Quand je veux percer le mystère de ce sourire, je prends mon courage à deux mains et je construis une mini phrase en russe et là… les yeux pétillent, je gagne une place dans leur cœur. 😉

Mes tâches mettent toujours du temps à se mettre en place. Lors de mon volontariat je vais avoir l’occasion d’enseigner les langues, les danses traditionnelles, de travailler sur les partenariats avec les autres fédérations européennes et de faire des présentations sur la France.

Apprendre le russe, enseigner les danses traditionnelles, et les langues sont un challenge pour moi mais c’est très motivant car c’est un réel plongeon dans un nouvel univers. Je rencontre pas mal de gens de milieux différents, je vais certainement parcourir le pays pour faire connaître les danses traditionnelles. C’est passionnant l’enseignement, même si ce n’est pas le domaine d’activités que j’ai étudié, cela m’apporte de nouvelles compétences. Je pense que je ne mesure pas encore réellement l’impact que cette expérience aura sur mon futur.

Notamment, Dzmitry, le Président du club UNESCO où je travaille m’a déjà demandé de venir immortaliser avec un appareil photo deux séminaires au ministère de l’éducation, une mission à bien petit responsabilité mais l’occasion d’assister à des événements majeurs.

En dehors de mon travail, j’essaye de rencontrer des locaux et de trouver des clubs de danses traditionnelles ainsi qu’aller à des spectacles, dans des musées, pour toujours mieux comprendre la culture du pays.

Semaine forte en ballet, trois soirs de suite je me rends au palais de la République et à l’opéra pour voir des ballets. Un groupe de danse biélorusse, le très célèbre ballet Moseiev et un ballet classique. Tant de couleurs, d’énergie, de précision, de beauté et de grâce. Pendant les représentations, les Biélorusses se mettent sur leur 31, ils sont très actifs et réactifs pendant le spectacle et il n’est pas rare de remercier les artistes avec des fleurs en tant que simple spectateur.

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Borisov : 1e Master class de danse traditionnelle

Borisov, petite ville du nord-est de la Biélorussie, a été le théâtre de la fameuse bataille de la Berezina entre les troupes de Napoléon et les Russes en 1812. Bien qu’elle représenta une victoire pour l’armée française, le mot est devenu synonyme de déroute en français, en raison de la difficulté du franchissement de la rivière Berezina en cette période hivernale, alors que les troupes battaient en retraite et arrivaient à épuisement. Les pertes y furent particulièrement nombreuses. Cette bataille acheva les espoirs de conquête de l’est pour Napoléon.

Je pars tôt le matin pour Borisov, située à 70 kilomètres de la capitale, afin de donner ma première master class de danse traditionnelle à des adolescents de 14 à 18 ans dans le cadre de la Journée Internationale des Volontaires. J’arrive dans une école où l’effervescence est à son comble. Les adolescents choisissent leur master class puis tout le monde se met en place dans l’amphithéâtre pour la cérémonie d’ouverture. Dix minutes avant le début, j’apprends que je dois me présenter et présenter ma master class en tant qu’invité d’honneur, formateur et étranger devant un amphithéâtre plein à craquer… Je commence à comprendre qu’avec les Biélorusses les informations de dernière minute sont de rigueur. Un micro à la main et un interprète à mes côtés, je me lance. Je me présente en quelques mots de russe, ce qui est fort apprécié, avant de repasser à l’anglais.

On me donne une salle pour travailler les danses pendant une heure et demie. Ils sont un peu moins d’une trentaine dont trois garçons. Au nombre de participants, je vois leur grand intérêt et je comprends donc que même à cet âge, souvent celui de la timidité et de la réticence, ils sont curieux de connaître ma culture. Je leur partage quatre danses qu’ils choisissent sur les huit que je leur propose. Nous avons conclu l’événement dans l’amphithéâtre, par une restitution d’une des quatre danses sur scène.

Sur le chemin du retour, les jeunes, filles et garçons, n’ont de cesse de chanter ensemble. Une accompagnatrice me fait ressentir la tradition biélorusse qui est de gaver ses oilles ; elle me fait cadeau de beaucoup de nourriture.

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Nourriture

La première fois que j’ai cuisiné pour mes colocataires fut un moment très convivial. J’avais pris le parti de faire des plats français : une quiche lorraine avec salade et une galette des rois. Des plats simples me direz-vous ?! pas tant. Il a fallu trouver les ingrédients. À l’aide de ma colocataire allemande d’origine biélorusse, Andrea, me voici parti balluchon en main pour décrypter les emballages et pouvoir acheter les ingrédients propices. Pas de lardons ? pas de problème : nous achetons du lard à découper. Pas de poudre d’amande ? Après avoir fait les quatre magasins qui nous entourent, pas de problème, nous achetons des amandes entières à mettre en poudre. Mais avec quoi les réduire en poudre ? Sonner chez les voisins pour les ressources matérielles et heureusement, Alice, ma colocataire franco-vietnamienne a une astuce : faire bouillir quelques minutes les amandes, puis les éplucher, les faire sécher pour enfin les broyer à l’aide de deux mixers. Nous avons formé une belle équipe ce jour-là, multiculturelle et multi-astuces. Quelle belle complémentarité ! Et tout le monde est reparti le ventre bien plein.

À mon travail, nous avons accès à une cantine ouverte à tout le monde. C’est l’occasion pour moi de goûter à la nourriture locale et quotidienne bélarusse, à bon prix. La cuisine est à base de pommes de terre, de viande hachée, de salade de chou, de jus de fruit de baies des bois, de soupe. C’est un peu lourd tout de même, mais tout à fait à mon goût.

Quelques exemples de nourriture biélorusse :

La cuisine biélorusse est un délice pour mes papilles bien que parfois un peu difficile à digérer pour mon estomac. Aneth : herbe reine !

Plus le temps passe et plus je pense que j’ai vraiment fait le bon choix en m’embarquant dans cette aventure.

Auteur : Florian Karoubi


Crédits photo :

  • Spectacles et nourriture française : Cultinera
  • Borisov : droits réservés
  • Nourriture biélorusse : CC by SA
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2 réflexions sur « À propos de mes activités en Biélorussie… »

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